PORTRAIT DU LUNDI : ADIL CHERKAOUI

Adil Cherkaoui nous a reçus dans son appartement témoin sur Avignon. C’est là qu’est installé son bureau où il reçoit ses clients. Il nous a fait une démo de sa solution Domotique qui met l’ensemble de l’appartement et des accès sous pilotage à distance grâce à une application web et mobile qu’il a développée. Son habileté, son esprit d’inventivité, ses compétences en IoT le poussent à innover en permanence, un vrai talent de maker !

adil cherkaoui

Peux-tu expliquer ton parcours jusqu’à Devarchi ?

J’ai grandi à la rocade à Avignon. Depuis tout jeune, je suis intéressé par l’informatique et les ordinateurs. Mon premier ordinateur, je l’ai eu en 2003, à 15 ans. J’ai essayé de faire mes études dans ce domaine, mais c’était compliqué. Élève moyen à l’école, j’ai été orienté vers un BEP Electrotechnique. J’ai découvert le métier sur les chantiers, lors d’un stage. Et j’ai vu que ce n’était pas fait pour moi. En BEP, j’avais 18 de moyenne en math. Du coup, j’ai décidé de faire une première d’adaptation et j’ai obtenu un BAC STI. J’ai poursuivi avec une licence Math Info à l’Université d’Avignon et un Master Informatique.

J’ai effectué un stage d’études de 6 mois comme Ingénieur Sécurité. J’ai pu décrocher un poste en CDI en tant que développeur sur Avignon. Ensuite, je me suis lancé en indépendant dans le consulting. À partir de 2015, j’ai fait des audits de sécurité et de prestations en développement. J’ai monté ma première entreprise Devarchi Consulting et à force de découvrir de nouveaux projets clients, j’ai commencé à développer des solutions.

Celui qui m’a vraiment inspiré c’est Traxens* pour qui j’ai participé à la conception et au développement de la plateforme. Je me suis rendu compte qu’en mobilisant une équipe pluridisciplinaire qui allie plusieurs compétences complémentaires, on peut développer des solutions magiques. C’est pour cette raison, qu’en toute logique, j’ai créé une deuxième entreprise : Devarchi Technologies.

À quoi exactement Devarchi Technologies est-elle dédiée ?

Elle est spécialisée dans le développement de solutions connectées. Nous développons des plateformes qui pilotent à distance des équipements. Et l’entreprise comporte deux branches :

  • la première au sein de laquelle nous apportons nos compétences aux entreprises, aux collectivités, aux particuliers pour des projets sur-mesure liés au IoT.
  • La seconde au sein de laquelle nous développons des solutions que nous commercialisons. Par exemple, Devarchi Domotic propose un système de sécurité complet pour les bâtiments et les foyers. Il permet de contrôler à distance tout équipement électrique quel que soit la marque ou le protocole. Un autre exemple de solution, c’est Paie Push, une interface web qui facilite la transmission des variables de paie et qui les intègre automatiquement pour les cabinets comptables ou les gestionnaires de paie. Cette solution en mode Saas est mise en production depuis juin 2020. Nous avons développé en 2019 DIGIC ON DEMAND, un digicode connecté qui permet les accès des locaux à distance et en temps réel depuis notre application web et mobile (code nominatif, à usage unique, limité dans le temps, ouverture avec authentification forte code+sms).

Et c’est encore un peu secret, une solution Smart City pour laquelle je vais pitcher le 18 mars au prochain Afterwork de la French Tech Grande Provence !

Quel est le modèle économique de Devarchi actuellement ?

Les revenus sont constitués de prestations de consulting et des abonnements des services en mode Saas. Pour l’instant, l’entreprise n’est pas encore assez développée pour recruter. Je travaille avec Mohamed Rijal sur la partie développement des solutions et que j’ai rencontré durant mes études à l’Université. Il a les mêmes bagages techniques que moi.

Quelle est la prochaine étape ?

Maintenant que mes produits sont bien développés, je peux faire une pause dans le développement technique et me lancer dans la commercialisation. Je vais avoir besoin d’une personne compétente parce que je sens que je n’ai pas toutes les fibres commerciales. J’ai essayé de recruter une personne en alternance, mais les candidats que j’ai retenus ont choisi d’aller dans des entreprises plus importantes. Certaines étaient de Marseille et le fait que je sois à Avignon a été un frein. En parallèle, je mets en place un réseau de commerciaux indépendants. De cette façon je peux limiter les risques en trésorerie au démarrage.

Tu envisages bientôt des levées de fonds ?

Je pense que c’est encore tôt pour aller en levée de fonds. La priorité, c’est que je passe très rapidement à la commercialisation pour valider le marché et constituer des fonds.

Pourquoi tu t’es installé à Avignon ?

J’y suis parce que j’y ai grandi et j’y ai mes attaches. Mais je pense que si j’étais parti à Marseille, j’aurais eu des opportunités plus rapidement.

Donc, selon toi, il manque des ressources nécessaires dans l’écosystème d’ici pour mener à bien tes projets ?

Tout ce qui m’a manqué auparavant, je suis en train de le trouver depuis que je suis adhérent à la French Tech Grande Provence : le réseau, la visibilité, les conseils des experts, le mentorat.

Comment envisages-tu le développement de Devarchi d’ici à 10 ans ?

Il y a un an, je ne savais pas que j’allais développer Paie Push. En fait, ma compétence est centrée sur les objets connectés. Je rencontre des gens, je discute avec eux. Des problématiques et des besoins ressortent mais l’accès à ces solutions sont complexes, inaccessibles voire inexistantes. Forts de ces constats, nous réalisons des études et nous prenons des décisions pour développer ces solutions. Tu vois, la domotique, les gens pensent que c’est pour les personnes qui ont des moyens financiers importants. Et pourtant, avec ma solution, ces mêmes personnes peuvent souscrire à des services de sécurité sur-mesure adaptés à leurs moyens.

C’est ça Devarchi Technologies, c’est mettre des solutions innovantes à la portée de tout le monde.


*Traxens, startup marseillaise a levé 20 millions d’euros en 2019 et développe à l’international une solution de containers connectés.

resumé adil Cherkaoui

3 réflexions sur “PORTRAIT DU LUNDI : ADIL CHERKAOUI”

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