PORTRAIT DU LUNDI : BERTRAND VENTADOUR

Aujourd’hui, c’est au tour de Bertrand Ventadour de partager son parcours, son expertise en UX design et son engagement au service des startups. Membre du réseau des experts de la French Tech Grande Provence en 2020, il participe activement à la co-création d’un incubateur au sein de l’association. C’est l’occasion de le remercier chaleureusement d’avoir rejoint l’écosystème de notre territoire !

Bertrand Ventadour

Comment es-tu devenu un expert en UX design ?

J’ai travaillé dans le digital pendant 15 ans. J’ai été parmi les premiers arrivants salariés chez KapIT, une entreprise du ditigal en tant que designer de produit. KapIT est ensuite devenue iOBEYA quand elle s’est repositionnée dans le lean management pour les grands groupes en abandonnant les prestations. Elle a d’ailleurs levé 15 millions d’euros. Mon boss m’avait dit : « j’ai 6, 7 développeurs, et j’ai besoin que vous m’aidiez à leur parler. » J’ai travaillé chez iOBEYA durant 7 ans à créer une méthodologie de travail en équipe autour d’un produit.

J’ai été débauché par une ETI où j’ai créé de A à Z l’équipe design de produit et apporté des méthodes agiles afin de transformer le management de l’entreprise de la cave au grenier. C’est là que j’ai commencé à comprendre le vrai rôle d’un responsable produit : réussir à faire travailler les personnes ensemble sur un produit. Cette expérience a été ultra intense.

KDS, leader mondial du voyage d’affaires m’a recruté en tant que lead sur l’UX UI Design avant qu’American Express ne les achètent pour 100 millions d’euros. C’est à ce moment-là que j’ai rejoint Capgemini, la branche Business Unit dans le logiciel. Tout était à créer en terme de management entre les équipes françaises et les équipes en Inde. J’ai structuré le travail avec des outils agiles et la méthodologie que j’avais développée dans mes autres postes. Là aussi, j’ai appris énormément.

Parallèlement à mon travail chez Capgemini, je venais d’arriver sur Lyon, j’aidais bénévolement des startups sur le design de produit. J’avais créé un meetup UX dès mon arrivée où j’ai pu rencontrer des startups qui m’ont présenté à l’incubateur de Lyon. Grâce à ça, j’ai fait de supers rencontres ! C’est là que j’ai enfin réalisé ce que j’aimais vraiment faire, là où je pouvais m’investir le plus en étant en cohérence avec mes valeurs. Le seul truc que je pouvais continuer de manière indéfinie : vulgariser mes méthodes, mes connaissances, acquises pendant 15 ans, auprès des entreprises.

Justement, tu parles de valeurs, quelle sont celles que tu appliques à ton travail d’accompagnement ?

Ce qui m’intéresse le plus aujourd’hui, c’est de contribuer à faire évoluer des startups et à les aider à passer d’une idée à un produit viable. Ça me donne l’opportunité de travailler dans de nombreux domaines que j’adore, notamment dans le green, le mieux vivre, l’agriculture soucieuse de l’environnement, le développement durable, là où le monde a besoin de soutien. Si le digital peut soutenir cette voie, alors ça m’intéresse !

Quelles sont les raisons pour lesquelles tu as contacté la French Tech Grande Provence ?

Ça faisait plusieurs années que je travaillais avec des startups et l’incubateur de Lyon. Quand j’ai déménagé dans le Sud de la Drôme, j’ai naturellement contacté l’incubateur de Valence et la French Tech Grande Provence, les deux structures les plus proches de mon nouveau chez moi. J’ai bien fait car ça a été un gros fit avec l’équipe de la French Tech Grande Provence. On se rejoint carrément sur les valeurs à la fois de respect de l’humain et de qualité de service. C’est trop bien.

Depuis que tu es expert, quelles problématiques as-tu rencontrées dans l’accompagnement des startups ?

Les startups démarrent sur la base de bonnes idées. Elles vont souvent foncer dans la réalisation et tenter de fournir un produit fini. Alors qu’il faudrait produire quelque chose de moins abouti qu’on peut confronter à son public et faire évoluer rapidement. Elles ne connaissent pas encore leurs utilisateurs, n’ont pas les messages clés. Elles ont tendance à foncer, à vouloir développer au maximum leur produit puis elles s’aperçoivent qu’il faut pivoter mais n’ont plus les ressources nécessaires. C’est là que le danger est grand de ne pas y arriver, d’avoir des démissions au sein de l’équipe, de voir la startup entrer en mode échec.

Les entrepreneurs doivent comprendre que ce n’est pas le produit en lui-même qui est fondamental. Ce que les utilisateurs achètent, c’est une proposition de valeur. Le produit est là pour proposer cette valeur, mais c’est un accélérateur, pas la valeur elle-même.

Lieu de vie et de travail de Bertrand Ventadour,

Tu travailles depuis quelques semaines avec Odile Desbruères et Etienne Laffaire, Startup & Corporate Manager de la French Tech Grande Provence sur le projet d’un incubateur. Peux-tu expliquer ce qui te motive à rejoindre l’aventure ?

Avignon est une grande ville où un incubateur de startups à toute sa place. Ce qui me motive le plus, c’est de travailler aux côtés de personnes qui partagent mes valeurs, qui ont le même mindset, la même vision, celle de vouloir aider les startups par des apports opérationnels et concrets.

Aujourd’hui, j’ai choisi un mode de vie apaisé dont le moteur principal est de contribuer, de soutenir des projets inspirants. Le territoire de la Provence est fait de belles entreprises capables de devenir des modèles inspirants avec un vrai impact pour les enjeux sociaux et environnementaux.

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